Système disciplinaire à l'école.

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  La rentrée se fait en rang et chaque enfant se rend à sa place en silence. A chaque interruption de leçon, les élèves exécutent un petit chant pour étouffer le bruit du mouvement et aussi pour égayer l'enfant. La classe terminée, la maîtresse fait l'appel et oblige l'enfant qui veut s'absenter pendant la classe suivante à lui demander permission. L'Institutrice fait la visite de propreté au commencement de chaque classe.

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 Récompenses.

  Pour récompenser les élèves, l'institutrice fait usage des bonnes notes qui, jointes à la fin du  mois aux notes de compositions mensuelles, lui assurent une bonne place et l'espoir d'un prix à la fin d'année. Elle fait aussi usage de croix qui ne sont décernées qu'aux élèves du cours enfantin et quelquefois aux élèves du cours élémentaire.

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Punitions.

  Les punitions dont la maîtresse fait usage sont : la réprimande, les mauvais points, la privation partielle de la récréation, la retenue après la classe sous sa surveillance, l'exclusion temporaire en obligeant l'enfant à se faire ramener à l'école par ses parents. Ces punitions ne sont appliquées qu'avec discernement et sévérité sans accès de colère. Bien souvent l'institutrice fait appel aux parents pour compléter le châtiment mérité par l'enfant, afin d'en rendre la correction plus efficace, ce qui produit toujours un excellent résultat.

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Le carnet de correspondance n'a été qu'une année en vigueur dans l'école, et la maîtresse, vu la cherté attaquée par les parents, l'a efficacement remplacé par le cahier mensuel qui, tous les mois est vu et signé par les parents.

Une distribution de prix se fait tous les deux ans, vu la modique somme annuelle de 5 frs assurée à l'école par suite d'une ancienne souscription parisienne faite par quelques habitants des Villards qui résidaient à Paris à cette époque. Elle produit assez d'heureux résultats en excitant l'enfant au travail et à lui faire concevoir cet esprit d'émulation indispensable à tout progrès. Malgré ces avantages, elle peut aussi quelquefois faire naître la jalousie chez quelques parents susceptibles ou ridicules qui trouvent mal tout ce que l'on fait pour le mieux. Les avantages étant plus nombreux que les inconvénients, l'Institutrice est d'avis de les continuer de la manière la plus impartiale.

Le but de l'enseignement est de former le cœur l'enfant au bien et à la pratique de ses devoirs. L’enseignement doit être en rapport avec les besoins locaux où l'enfant est appelé à vivre ou à résider. La maîtresse doit donc instruire l'enfant de toutes les choses se rapportant à son existence locale en lui inculquant les notions indispensables connues et pratiquées par ceux avec lesquels il sera en rapport ou en relation. Pour cela, la maîtresse fera usage des meilleures méthodes d'enseignement et mettra à profit les procédés employés par les maîtresses les plus expérimentées. Elle préparera elle-même sa classe par des notes préalables sans tenir un journal de classe qui anciennement était obligatoire sans être suivi et observé régulièrement par la plupart des maîtresses. L'Institutrice de cette localité ne l'a point tenu depuis sa suppression.

Les branches d'enseignement pour lesquelles les élèves ont le plus de goût ou d'aptitude sont : l'histoire, la géographie, les sciences physiques et naturelles, parce que ces matières pour être apprises et retenues ne demandent pas un grand effort de l'esprit ou de l'intelligence. Celles qui laissent le plus à désirer et qui sont les plus indispensables sont : le calcul et les connaissances de la langue française, très nombreuses et difficiles à apprendre, demandant un grand effort d'intelligence et de mémoire.

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*    photo d’un spectateur de la fête du vieux Seynod 1987 ( reconstitution d’une classe d’autrefois )

**  carte postale ancienne collection personnelle ( phototype A. Bergeret et C° )

¤     Imagerie Marcel Vagnet ( fin 19° siècle 

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